Le musée à ciel ouvert des Sarteaux


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Restauration et mise en valeur, in situ, d'une partie du champ de fouilles

Son objectif est d'offrir une meilleur lecture et compréhension du site archéologique, d'où la technique de reconstruction d'un ou plusieurs édifices ruinés, exécutée avec les éléments architecturaux utilisant les mêmes matériaux que les structures antiques trouvées in situ : technique que les archéologues appellent " anastylose "

L'aménagement pour la visite du public du site archéologique des "Sarteaux" à Ville-sur-Lumes s'achève.
Le contraste offert par les ruines (fausses) des habitations antiques d'un côté et les maisons (vraies) du lotissement moderne de l'autre, est tout à fait saisissant !
Grâce aux volontés conjuguées d'un passionné d'archéologie, Bernard Duchêne, et des animateurs des Balcons de Meuse, "les Sarteaux" et "Angoury" ne font plus qu'un aujourd'hui. Ville-sur-Lumes, sur le territoire duquel jadis (entre le 1er siècle avant J.C et le 5ème siècle après J.C) s'étendait un ensemble d'habitat gallo-romain, est parvenu à faire le lien entre son passé et son présent.
A dire vrai, les choses n'ont pas été faciles. Il a fallu en effet d'une part céder aux exigences de l'archéologie moderne imposant de laisser en l'état, pour les générations futures, les sites après leurs fouilles et d'autre part, répondre à l'engouement manifesté par le grand public pour son patrimoine qu'il veut sentir et toucher.

Cave à abside
Après restauration

 

L'idée de Bernard Duchêne a consisté à matérialiser au sol après drainage et nivellement des terrains concernés, les emplacements de l'urbanisme gallo-romain, à savoir six fonds de cave, un four de potier et un puits.
Les travaux de maçonnerie qui ont été réalisés ces mois derniers, ont visé la reconstruction à l'identique et en élévation, des vestiges mis au jour depuis 1983 lors de différentes campagnes de fouilles.
Souhaitant ajouter un volet social à l' opération, la Communauté de Communes des Balcons de Meuse s'est adressée à la C.A.P.E.B 08 (Confédération de l'Artisanat et des Petites Entreprises du Bâtiment) pour l'organisation du chantier sur lequel ont été employées pendant trois mois, des personnes désirant se réinsérer dans le monde du travail. Sous contrat CES et rassemblés au sein d'un dispositif soutenu par le Conseil Général et l'ANPE, ces jeunes maçons ont oeuvré sous la conduite d'un chef de chantier de la C.A.P.E.B. "Les buts visés étaient d'aménager l'espace pour le public et de développer l'aspect pédagogique du site, explique Bernard Duchêne. Cependant nous voulions faire aussi œuvre de réinsertion".
Patiemment, disposant de plans et surtout de photos prises lors des fouilles, ils ont dressé des murets en moellons délimitant les caves constituant les parties enterrées des habitations gallo-romaines.
Ces dernières, aujourd'hui reconstituées, se présentent en relief et non en creux, ce qui est bien sûr de nature à surprendre le visiteur non averti auquel est demandé un petit effort de compréhension.
L'une des pièces les plus délicates à reproduire aura été sans aucun doute le four de potier- réalisé en béton. En effet, son exécution a réclamé beaucoup de travail et d'attention en raison de la forme particulière qu'il affecte, comparable à une poêle à frire géante percée de trous. Le but étant de faire copie conforme avec l'original, et pour faire plus authentique, on a teinté le ciment dans la masse avec des oxydes de fer pour lui donner une couleur d'argile.
Mieux : animés par le souci du détail, Bernard Duchêne et le responsable de l'équipe des maçons sont allés jusqu'à garnir l'entrée du four avec des morceaux de bois figurant les fagots que devait utiliser à l'époque le potier d'Angoury ! L'effet est saisissant et l'objet au sol intrigant.

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Fond de cave en cours de restauration

 

Four de potier en cours de restauration

Four de potier gallo-romain

Four de potier reconstitué

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Des lieux magiques

Assurément, le site entier, d'une superficie de 2 500 m2, interpelle le passant dont la curiosité est forcément mise en éveil à la vue des structures ruinées, rappelant l'antique Angoury, qui jouxtent les maisons modernes du nouveau lotissement des Sarteaux à Ville-sur-Lumes.

Invité à pénétrer ces lieux quelque peu magiques accessibles par un cheminement piéton, le visiteur ne devrait pas résister longtemps au désir d'en savoir plus. Afin que celui-ci puisse assouvir sa soif de connaissance, on a prévu d'installer des panneaux explicatifs.
On pourra ainsi consulter le plan général du vicus que constituait jadis Angoury (qui faisait partie d'un vaste ensemble autour de la cité de Castrice devenue de nos jours Montcy Saint Pierre).
Un plan des fouilles, une coupe de la rue du village et différentes informations historiques compléteront avantageusement l'information des touristes de passage ou des jeunes en sortie scolaire.
A l'instar de ce qui se fait sur d'autres sites comme Baâlons, Carignan, Mouzon etc., le musée à ciel ouvert des Sarteaux devrait, dans l'avenir, faire l'objet de visites guidées et servira de base d'apprentissage théorique pour les jeunes personnes intéressées par l'archéologique locale.

 

 

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