Les temples et les cultes domestiques


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Les temples gaulois :

L'érosion et la mise en culture de la parcelle où se trouvent les temples ont fortement endommagé les structures ; seules restent les embases en pierre supportant l'ossature de la cella (sanctuaire du temple). Les débris d'ardoises trouvés in situ nous laissent à penser que son toit était recouvert de ceux-ci. L'ensemble était entouré d'un mur en pierres sèches dont les dimensions sont assez confuses en raison de l'érosion et de la mise en culture.

- des dépôts votifs


Enceinte


Embase de colonne


Poterie gauloise

- des monnaies,

- des poteries

- des ex-voto

- une embase de colonne dédiée à une divinité de l'eau.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Les temples gallo-romains

L'ensemble était entouré d'un mur en pierres jointoyées avec du mortier, dont les dimensions sont impressionnantes (épaisseur 0,60m, longueur supérieure à 60m.).
Le culte impérial, organisé par Auguste, était destiné à renforcer le prestige religieux et politique de celui-ci, et la fidélité à l'Empire, aux niveaux provinciaux et ruraux. Dans les temples de type classique des grandes villes de Gaule, la foi populaire se manifeste plutôt dans le culte à de nombreuses divinités, souvent d'origine locale, voire indigène, même si leurs noms sont souvent romanisés (stratégie celtique ou gréco- romaine) et vénérés dans les temples, mais aussi dans les habitations et dans les nécropoles.
Les celtes n'ont pas encore disparu, ils ont évolué en s'adaptant aux grandes mutations de la romanisation d'abord, de la christianisation ensuite. Certes, les territoires correspondent à l'ancienne Gaule, à l'exception de la Bretagne, Pays de Galle, Irlande, Ecosse qui ont perdu leur langue et sont restés fiers de leur tradition.

 

Murs d'enceinte du Temple Galloromain

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Les figurines en terre cuite

Les figurines en terre cuite trouvées sur le site sont des éléments très important :

- la déesse mère allaitant un enfant, avec estampille du potier (PISTILLUS), fabrication Toulon sur l'Allier.

- la déesse mère allaitant deux enfants, de la même fabrication

- d'autres tessons de figurines en terre blanche de l'Allier ont été récupérés lors des différentes prospections.

Pourquoi, la présence de ces différentes statuettes dans les fonds de cave ? Avaient-elles un rôle autre que religieux ? Servaient-elles d'ex-voto pour remercier un dieu, une déesse ? Tradition celtique ou innovation gallo-romaine ? Elles pourraient être, en quelque sorte, la version miniaturisée de la représentation statuaire de ce dieu (en pierre, bois, terre cuite ou métal). Pour mémoire, il est à noter que la coiffe de ces statuettes changeait avec la mode du moment. C'est pour cela que les dimensions de la tête de certaines statuettes étaient disproportionnées par rapport à l'ensemble de la statue.

Les Figurines gallo-romaines

Parmi les multiples formes de soutien magico-religieux en relation avec la fécondité et la maternité, les offrandes à l'image d'une femme allaitant un enfant figurent dans les ex-voto les plus répandus dans l'Antiquité.

Des statuettes réalisées en bronze, en pierre taillée ou en terre cuite ont été trouvées sur tout le pourtour du Bassin méditerranéen, que ce soit au Proche Orient, en Grèce, en Espagne, en Afrique du Nord, en Italie, en Gaule ou en Germanie. Les plus anciennes datent de l'époque néolithique et leur destination pouvait être votive, funéraire ou domestique.

Les statuettes recensées dans le Centre et le Grand Est de la Gaule sont nombreuses et témoignent du souci des Gallo-Romains pour la fécondité. Si on sait que certaines ont été sculptées dans la pierre locale, la majorité de celles-ci a été réalisée avec de l'argile blanche provenant de l'Allier. En général, dans toutes le fouilles du Vicus ou de nécropoles, celles-ci sont présentes et leurs formes sont identiques :
- la Déesse mère allaitant un ou deux enfants, assise dans un fauteuil représentant la sagesse.
- l'autre debout représente une jeune femme sortant de son bain, montrant des formes généreuses, indice important de la fécondité.

Il n'est pas rare de trouver avec ces statuettes d'autres éléments (animaux, lapin, boeuf, etc.), présents dans les tombes d'enfants. Pour mémoire, à Argentomagus (Creuse), l'urne cinéraire d'un nouveau-né était entourée de six statuettes en terre cuite : trois de celles-ci représentent Venus Anadyomène, deux autres un cheval, la dernière représentant une déesse allaitant un enfant.

Quels étaient les rôles de ces statuettes. L'usage de celles-ci pouvait être multiple. Certaines étaient offertes comme offrandes dans des lieux de culte consacrés à des divinités protectrices de la fécondité et de la maternité. Il s'agit généralement des sanctuaires liés à des sources (voir Temple gaulois avec embase de colonne illustré ci-dessus).
En raison des vertus thérapeutiques qui lui étaient attribuées, l'eau a joué un rôle important dans ces cultes dédiés à des divinités guérisseuses.

Dans les différents sondages et fouilles, il a été trouvé des éléments (bras, jambe, main, etc.) appartenant à des petites statuettes en bronze très courantes chez les Gallo-romains.

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La Triade des déesses

 

 

 


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